Les enjeux écologiques du site
L’ensemble des impacts potentiels sont étudiés par les différents bureaux d’études
Les impacts sur le milieu naturel sont Ă©tudiĂ©s prĂ©cisĂ©ment. En cas d’impact nĂ©gatif identifiĂ©, le bureau d’Ă©tudes propose des mesures en vue d’Ă©viter ces impacts, ou Ă dĂ©faut, mettre en place des actions pour les rĂ©duire ou les compenser.
Les enjeux écologiques sur le site d’étude
Comprendre l’historique du site
- C’est une ancienne carrière qui correspondait Ă une activitĂ© d’extraction de matĂ©riaux alluvionnaires
- Plusieurs bassins de décantation étaient présents et permettaient de filtrer les matériaux (accumulation d’argile dans ces bassins)
- Le bassin au sud-est du site a été remblayé
- La végétation s’est développée de manière spontanée dans les différents bassins
Les enjeux écologiques
- Le boisement humide abrite diverses espèces d’oiseaux, dont plusieurs espèces menacĂ©es : Pic Ă©peichette, Milan noir, Tourterelle des bois. Aussi, la prĂ©sence d’arbres morts et d’arbres Ă cavitĂ©s constitue des gĂ®tes favorables aux chauves-souris.
- Au nord, la zone artificialisée accueille deux espèces patrimoniales : Le Petit Gravelot (oiseau typique des bords de rivières et étangs, qui fréquente la zone pour se reproduire) et le crapaud calamite.
- Dans les zones de friche herbacée, on observe la présence ponctuelle d’une plante déterminante ZNIEFF* non protégée, la Dauphinelle cultivée.
Les principaux habitats naturels et anthropiques
- La plateforme au nord-est correspond Ă une zone artificielle : c’est une zone rudĂ©rale plan* avec peu de vĂ©gĂ©tation (plateforme utilisĂ©e Ă l’heure actuelle pour le stockage et concassage de matĂ©riaux).
- Au sud-ouest, le boisement humide, constitués de saules et de peupliers, s’est développé dans l’un des anciens bassins.
- La jeune saulaie humide s’est développée plus récemment dans le bassin à proximité.
- La friche herbacée est localisée en particulier au niveau des zones remblayées.
Les plantes « dĂ©terminantes » sont celles qui peuvent justifier, par leur prĂ©sence, la crĂ©ation de zones naturelles d’intĂ©rĂŞt faunistique et floristique (ZNIEFF). Le caractère « dĂ©terminant » est attribuĂ© Ă une espèce selon des critères scientifiques et une mĂ©thode d’Ă©valuation du MusĂ©um national d’histoire naturelle. La rĂ©alisation des listes, pour les rĂ©gions Bretagne, (Basse) Normandie et Pays de la Loire, est assurĂ©e par le Conservatoire botanique national de Brest et approuvĂ©e par les conseils scientifiques rĂ©gionaux du patrimoine naturel.
Qu’est-ce qu’une espèce rudérale ? Ce mot sert à qualifier tant les espèces que les espaces. En fait “rudéral” qualifie d’abord un milieu en jachère, une friche, ou des décombres. Ce dernier qualifie aussi les plantes et espèces animales présentes le long des voies de communications. D’une manière générale celles présentes dans les espaces anthropisés (ceux aménagés par l’Homme). Ainsi, les espèces qui fréquentent de tels espaces sont donc dites “rudérales”.